Lettre à mon professeur de français

C’est pas ma faute si je suis nulle en français, madame. Je suis “parnassienne”. Et oui, j’écoute ce que vous dites et je me souviens du nom des gens que vous méprisez tant. Oui, madame, j’aime écrire sans me prendre la tête à chercher des sens cachés. Je veux juste entendre la musique des mots. Sentir le rythme de l’histoire s’incruster sous ma peau. Ça me plait de contempler mon tableau en reculant de quelques pas et de me dire qu’il est beau. Ça me suffit.

Je suis juste une idiote qui ne sait pas réflechir? Si vous le dites. Vous savez, j’ai lontemps pensé.

J’ai pensé à l’amour, j’ai dénicher un trou noir qui voue englouti et vous détruit.

J’ai pensé aux êtres humains, j’ai découvert des bêtes sauvages.

J’ai pensé à tout ceux que vous nous enseignez, J’ai vu tout cequ’ils voulaient vraiment dire et que vous taisez.

J’ai pensé à la vie et j’ai voulu mourir.

Pardon si je vous déçois, madame, mais je suis lasse de nous détruire, moi et ceux qui m’écoutent.  Alors vous qui semblez si fatiguée, ne pourriez vous pas lâcher vos grandes philosophies quelques instant et vous laisser porter par le flot rose des mots de cette “sous littérature” que vous dénigrez si bien?

Le rêve n’est pas inofensif, mais la vie est mortelle.

An

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