Parfois…

reflet

Parfois, quand je me regarde dans la glasse, je ne vois qu´une horreur.

Parfois, quand je repense à ma vie, je me dis que je ne suis qu´une égoiste, une lâche, qu´une prétentieuse, qu´une hypocrite, qu´une imbécile, que, quand je veux aider quelqu´un, je ne sais faire que des bourdes.

Parfois, je me dis que je ne suis qu´une chanceuse, que je ne me suis jamais battu pour rien, que je ne mérite rien.

Parfois, je me dis, que je ne sais faire que détourner le regard quand les autre ont mal.

Parfois, je voudrais pouvoir donner tout ce que j´ai à quelqu´un qui le mérite mais qui n´a pas ma chance, prendre sa place, pour avoir mal tout ce que je suis mauvaise.

Parfois, j´envie ceux que souffrent vraiment parceque ce que je ressens, ce n´est qu´une broutille, et que je n´aie pas le droit de me plaindre.

Parfois, je me fais mal, parceque, puisque ma punition ne vient pas, je préfére le faire moi-même, et je m´en veux un peu moins.

Parfois je pense à l´avenir, parceque j´ai un avenir, encore une fois j´ai une chance que je ne mérite pas.

Parfois, je ferme les yeux et j´essaye de pleurer, parce que j´ai mal, parfois, une larme coule, parfois deux, jamais plus, je n´ai pas le droit, la seul moment ou je peux les laisser couler, c´est quand je me fais mal, parceque, là, la douleur est là pour de vrai.

Parfois, j´en veux à ma tante qui m´a dit que ce que j´ai mal n´était rien, que je n´avais pas le droit de me plaindre et puis je me deteste, je n´ai pas le droit de lui en vouloir, c´est ma faute.

Parfois, je voudrais partir, m´enfuir trés loin, sans le dire à personne, pour juste ne plus les entendre dire du mal de moi, ne plus les entendre dire du bien non plus, et ne plus leur faire mal.

Parfois, je veux disparaitre, mais je ne veux pas leur faire mal, encore une fois, si je ne suis pas capable de les aider, au moins faire en sorte de ne pas les faire tomber et je me deteste de ces idée là.

Et puis je rouvre les yeux, je penses à eux et je souris, certains ce sont relevés, je ne veux pas qu´ils tombent encore.

Alors je me reléve aussi, je me tiens debout et j´avance, je donne tout ce que j´ai de mieux, même si c´est pourri, même si ce n´est que trés peu. Je dois me tenir debout, si je veux tendre la main.

Je vis pour vous.

an

P.S:Pendant que j´écrivais cette article, je pleurais vraiment, c´est le premiére fois depuis longtemps, sans me taillader le peau ou me taper le tête contre les murs, ca fait du bien.

4 commentaires »

  1. Mouglie (maëlle) Dit:

    je le savais pa ça …. tu c anissa je t’aime, je t’aime vraiment et je serais toujours là pour toi … mai moi je te dis tout et toi tu ne me dis pas tes douleurs et là je lis ça et ça me fait preske pleuré, je me retiens paske ma mere est a côté de moi mais vraiment … je sais pas koi dire ….

  2. sekan Dit:

    moi, je te dis:”merci, merci beaucoup”

  3. Paps Dit:

    Comme un oiseau qui voit son petit battre ses ailes au bord du nid, je ne peux qu’esperer que la nature te guidera et t’aidera à t’épanouir. Les amis sont rares, presques des miracles, alors ne sois pas trop dure avec eux.

  4. Sekan Dit:

    Merci à toi aussi, papa.


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