La pluie tombait depuis prés de 2jours sur la ville. Fine et glacée, tout était détrampé. Derriére une des montagne du massif qui encadrait la vallée, on pouvait voir disparaitre les derniers rayons du soleil. Le ciel se teintait déjà de noir et un vent froid se mit à soufler, chassant la derniére tiédeure qu´il restait du jour.
L´homme avanç, il était grand et maigre, sous sa tignasse sombre, on devinait des yeux clairs, indescriptible. Son nez trop droit et ses lévres trops fines contrastaient avec quelques tâches de rousseure, seules évoquation d´une insouscience depuis longtemps disparue.
Il portait un polo trop large que la bise rabattait sur son torse squelettique et ce qui avait dût être un pantalon de survêtement, dans un loi9ntain passé s´agrippait à ses jambes, semblant prés à s´envoler à chaque bourrasque.
Il sentait l´humidité imprégner ses vêtements, pénertrer sa peau, transpercer ses os.
Mais elle était là, petite maigrellette et frisonnante, il devinait l´éclat noir de son regard derriére le rideau de cheveux blonds qui lui cachaient le visage; debout, bien droite malgrès les tremblement qui agitaient son corps, dans ses mains, une valisette de tissu.
la fillette lui tendit le bagage détrempé, il le saisit, c´était l´aboutissement de toute une vie.
Elle lui lança un regard apeuré, et, au premier hochement de tête, s´enfuit dans les ruelles, dédal sombre et sinueu, domaine des invisibles, comme elle.
Il se retrouva seul, l´ombre envahissait la ville, tel le doute envahit un souvenir et finit par l´effacer. Il jeta la sacoche de toile sur son épaule, et, à son tour, disparut dans la nuit.
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